07 octobre 2007
L'air du temps
Le bruit de la mer mange tout...
Les sons lui viennent comme étouffés
Le rire ringard des mouettes
N'est plus que plainte murmurée
Le pudique soleil de septembre
Caresse le sable doucement
Les reflets d'Or deviennent Ambre
Les vagues bleues se font Argent
Elle cherche en vain leur histoire
Elle se dilue déjà sur les coins
Et ça lui fait vraiment bizarre
De l'oublier sur le chemin...
Sa vie coule dans le vide
Aucune aspérité
pour ralentir cette chutte...
Libre...
....
Juste le vol d'une mouette
Pour plisser l'air du temps...
13 septembre 2007
Monte... !
*
Tous les bateaux sont rentrés au port
Les dernières ombres glissent à l'horizon
La mouette rieuse virevolte sans effort
Dans le vent qui meurt,
comme la belle saison...
*
Toutes les portes sont restées closes
Et tous les mots ont été dits
Mais il me reste quelque chose
De cet Amour, cette Utopie
*
La peine enseigne aux âmes
Bien mieux qu’un professeur
Le chagrin devient une arme
Pour celui qui n’a plus peur…
29 août 2007
Vers...
Elle écoute le vent dans les branches
Elle sent la mousse du sous bois
Elle touche des yeux l’aube blanche
Elle goûte avide, les bras en croix
Le printemps est loin pourtant la sève monte
Veines de sang affluent comme un torrent
Dans ce corps si las, dans ce coeur si sombre
Miel de la vie, comme un buisson ardent…
Elle suit du regard des nuages en course folle
Elle s’épuise les mains à prier pour rien
Elle attend un signe, une vaine parabole
Mais de tout cet amour, l’Amour est vain
L’hiver est là bientôt, les oiseaux quittent le nid
Il faut lever les yeux pour voir encore plus loin
Tel un marin perdu elle regarde à l’infini
Elle accepte enfin de tendre les deux mains
04 août 2007
Comme une étoile qui ne veut pas mourir...
Et elle est encore là, à fabriquer des larmes
Lames de couteaux, tranchantes sur son âme
De tous ces petits bouts, elle ne sait plus que faire
Elle sème au gré du vent, tous ces mots qu'il faut taire
Elle sonde dans sa tête, elle cherche ses erreurs
C'est une sacrée quête de fouiller "feu" le bonheur
Elle écorce tous les arbres, les buissons qui ont poussé
Elle gratte aussi le marbre, la pierre et le plancher
Elle interroge le ciel, les nuages dans le vent
Et elle parle au grand soleil, au couchant et au levant
Personne n'a su répondre, elle griffe les contours
N'y a t il que dans la tombe, que renaissent les amours?
Elle se force encore à croire, que bientôt viendra l'éveil
Et elle cherche toujours l'espoir, l'aube d'une vie nouvelle
Son coeur n'a plus de saisons, le froid et le chaud se mêlent
L’amour n’a plus de raisons, feuilles mortes à « l’appel »
Sur une île sous le vent, elle a fait un jour naufrage
Peut on cent fois survivre, résister à tels orages
Combien lui reste t il? Combien encore à donner?
Dans ce terrible exil, en cette terre abandonnée
Et elle griffe encore le sol, elle arrache les lambeaux
Elle hurle comme une folle, mais de sa bouche pas un mot
Elle lève encore les yeux, vers cet amour qui est au ciel
Des coeur, c'est merveilleux, des messagers qui veillent
Si vous levez la tête, la nuit quand elle est sombre
Si là haut vous remarquez, cet halo qui sort de l'ombre
C'est cette fameuse étoile, celle qui ne veut pas mourir
Elle retouche la toile, les couleurs d’son avenir
Elle suit sa course folle, vers d'autres galaxies
Vers d'autres poussières d'anges, pour un amour à l'infini
27 juillet 2007
Allez pousse petit vent... pousse...
Click sur photo pour écouter la chanson
"pousse petit vent pousse"
Je regarde l'amour s'envoler...
Nuages en coeurs dans le ciel
Boulles de coton, perles de rosée
Tous mes sens sont en éveil...
Pousse petit vent, allez pousse...
Souffle sur l'chagrin, allez souffle !
*
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*****
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*
Quelques citations sur l'amour et ses chagrins...
Laquelle est "la vôtre" ;)
-1-
L'amour est comme le vent,
nous ne savons pas d'où il vient.
Honoré de Balzac
-2-
Je vous donne un chagrin d'amour.
C'est très intéressant, un chagrin d'amour.
Pendant que vous souffrirez,
vous ne vous ennuierez pas...
Henri Jeanson
-3-
L'homme est parfois assez fou
pour préférer le chagrin à l'oubli.
Maurice Chapelan
-4-
Plus profondément le chagrin creusera votre être,
plus vous pourrez contenir de joie.
Khalil Gibran
-5-
Le bonheur est salutaire pour le corps,
mais c'est le chagrin qui développe les forces de l'esprit.
Marcel Proust
-6-
C'est peut-être cela qu'on cherche à travers la vie,
rien que cela,
le plus grand chagrin possible
pour devenir soi-même avant de mourir.
Louis-Ferdinand Céline
18 juillet 2007
Sea....See...
Regarde comme la mer est belle,
Des milliers d'étoiles y sont lovées.
Sur les crêtes des vagues sensuelles,
Doucement …Elles sont bercées…
*
Une s’échappe et monte vers le ciel
Qu’y a-t-il à raconter là haut ?
Tristes destins, amour de miel ?
J’imagine son lourd fardeau…
*
Toi ma bonne étoile, où es tu partie ?
Je te cherche la nuit mais j’y perds mes jours…
As-tu rejoint là haut toutes nos amies ?
Entends-tu parler de « mon Amour »… ?
*
Regarde comme la mer est belle
Des milliers d’étoiles y sont posées…
Messagères avant poussières
sur mes lèvres, comme un baiser...
Dô 18 juillet 2007
13 mai 2007
Juste un peu d'eau...
Laisse couler tes larmes petite,
Laisse déborder tout ton amour
Ce n'est que de l'eau salée
Un océan de bravoure...
C'est dans la peine profonde
Que l'âme se reconstruit
Laisse ces larmes qui t'inondent
Chaque goutte est un fruit....
Laisse Mignonne, laisse couler le temps
Chacune de tes rides est un sillon d'argent
Où glisse, telle une eau vive, ce torrent...
Laisse la paix venir, Candide
Laisse les loups hurler
Laisse entrer le vide
Laisse enfin....Aller
Salut les zamis!!
Je vous remercie de tous vos messages d'amitié...
Je ne suis pas trop sur le net
mais je passe vous lire régulièrement;)
Merci !
07 juin 2006
Entre vie claire et vie foncée…

Elle a lu des pages blanches
Elle a écouté chanter le vent
Elle a vu des ombres qui dansent
Cœurs dans les nuages blancs
Puis,
Elle a soufflé sur les tas de cendres
Elle a creusé le bois d’Ebène
Elle a pleuré sans qu’on l’entende
Tout ça n’en valait pas la peine
Alors,
Elle a baissé ses paupières humides
Elle a imploré le ciel
Elle a cherché un lien solide
Qui lui ramène le soleil
Enfin,
Elle a levé le voile qui sèche le cœur
Elle a parlé aux anges de la nuit
Elle a ouvert les yeux, sans pleurs
Pour un amour à l’infini
Merci mon Ange de m’avoir délivré des maux
03 avril 2006
Au coeur des maux

C’était en février je crois,
L’angoisse sournoise de ton absence
A guidé mes pas vers le petit jardin
*
La terre d’hiver dure et craquelée
Montrait ses rides au pâle soleil voilé
*
Les hautes branches du grand chêne
Tendaient vers le ciel des sanglots d’Ebène
*
Mon cœur saignait, je m’en souviens
Ton corps de marbre dormait si loin
*
Aux abîmes de la douleur
Mes yeux ont remarqué cette fleur
Un Crocus Safran troublé par mes pleurs
*
Je me suis allongée sur la terre glacée
*
Le froid de ta tombe m'a enveloppée
*
Ma joue contre ces doux pétales
Comme une caresse, un baiser
Signe de toi, rêve immuable
Espoir de renaissance éveillé
*
Ce Crocus, cœur béant, messager...
C’est toi, dans ce jardin, qui l’avais planté!
*
Dô 22 janvier 2006
Usure de l’hiver. Espoir de printemps
29 janvier 2006
Vincent, encore...
« Nous serons pauvres et nous souffrirons la misère
aussi longtemps qu'il le faut,
comme une ville assiégée qui n'entend pas capituler,
mais nous montrerons que nous sommes quelque chose. »
[Extrait d’une Lettre à Théo - Janvier 1886]
<>
"J'essaie de trouver comment exagérer l'essentiel
tout en laissant les choses évidentes dans le vague."
<>
Nu de Sien, une ancienne prostituée
devenue la compagne de Vincent
au grand dam de sa famille
[...] J'ai pris cette femme comme modèle et j'ai travaillé avec elle tout l'hiver. J'ai pu la sauver, grâce à Dieu, elle et son enfant, de faim et de froid, en partageant mon propre pain avec elle, écrit-il à son frère Théo. La vie a meurtri Sien, la souffrance et l'adversité l'ont marquée. [...] Quand la terre n'a pas été labourée, on ne peut rien en obtenir. Elle, elle a été labourée ; dès lors, je trouve en elle davantage que dans tout un lot de femmes qui n'ont pas été labourées "
<>
Ci dessous, quelques photos de mes "inspirations"
(Sans aucune prétention, je n'ai jamais appris à peindre
et ne possède aucune technique)
Il ne faut y voir qu'une passion pour Vincent
et une envie de "sentir" le plaisir de peindre
en aucune façon une copie du Maître...
Mon premier, en 1988.
Touchée par l'histoire de cette peinture
que Vincent a peinte à la mémoire de son père,
pasteur, qui venait de mourir...
"Comment se fait il qu'il y ait sur la terre
une femme seule"
Cette phrase au bas du tableau de Vincent m'a touchée
Fait en 1989
Celui qui m'a donné le plus de peine!!
J'y ai passé des mois, je le laissais puis y revenais
jamais contente du résultat!!
Mais il me plait bien quand même, cette alouette au dessus
des blés dans le vent parsemés de coquelicots...
Tout un poème
Le vase de Zinnias, très agréable à peindre
Fait en 1989
Quelle tendresse qui se dégage de ce couple qui marche!
Réalisation rapide,
le détail des corps n'étant là que "secondaire"
Mais le jeu des couleurs, quel pied!!
Fait en 1989
L'église, lieu mythique où Vincent repose, tout à côté...
J'y ai mis du temps, du temps et du temps
mais je voulais me rapprocher au maximum
de l'original, je n'y suis pas parvenue
mais l'envie de l'accrocher au mur
à annoncé la fin de mes
tourments...:)
(Les photos ne sont pas bien cadrées, ni bien éclairées
j'espère les mettre plus en valeur une prochaine fois)
:)
La tombe de Vincent et Théo
réunis et enlacés par un même lierre











































